Quelles différences entre terre végétale et terreau ?

Faire la différence entre de la terre végétale et le terreau vous semble bien compliqué ? Rassurez-vous, ça ne l’est pas tant que ça. Après avoir lu cet article, vous vous rendrez compte qu’ils ne sont pas si différents l’un de l’autre. Enterrez d’un coup de pelle vos a priori et devenez incollable sur le sujet.

semis

Comment se forme la terre végétale ?

La terre végétale correspond à la couche de terre située à quelques centimètres de profondeur de la surface juste en dessous de l’humus. C’est tout simplement de la terre présente sur une vingtaine de centimètres de profondeur qui appartient à la nature, les jardins, les champs ou encore les forêts.

Si vous creusez les premiers centimètres de la terre naturelle, vous tomberez d’abord sur l’humus. C’est le “garde-manger”, composé principalement de végétaux et d’animaux morts, des micro-organismes aidant à la décomposition des matières organiques. Les micro-organismes se déplacent ensuite plus en profondeur dans la couche de terre végétale et apportent les éléments nutritifs qui font sa richesse, comme une sorte de “compost”. Parmi ces micro-organismes, vous rencontrerez entre autres des champignons et micro-arthropodes qui émiettent et aident à la dégradation des matières organiques et les vers de terre qui veillent au maintien de la porosité en creusant des galeries.

Nous sommes face à un processus de recyclage naturel, l’humus accueille toute une biodiversité qui se nourrit et vient enrichir la terre végétale, cette biodiversité s’éteint ensuite pour faire place à un nouveau cycle. La terre végétale provient du processus d’humification, en d’autres termes, la métamorphose de matière organique fraîche en humus. Comme disait Antoine Lavoisier : “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.”

La terre végétale, une appellation de composants contrôlés

L’AFNOR, association française de normalisation chargée d’élaborer et de contrôler les normes françaises a défini les composants et leur proportion pour qu’une terre puisse être considérée comme une terre végétale. L’AFNOR spécifie que la terre végétale est : “une terre issue d’horizons de surface humifères ou d’horizons profonds pouvant être mélangée avec des matières organiques d’origine végétale, des amendements organiques et / ou des matières minérales.”

Commençons par creuser cette définition. Le terme “horizon” correspond aux différentes couches de la terre.
• Ici “horizons de surface humifères” signifie l’humus, donc la première couche de terre que l’on retrouve dans la nature que nous avons vu plus haut.
• Ensuite, est précisé “ou horizons profonds pouvant être mélangée… ”, dans ce cas, si la terre est prélevée à plus de 25 cm de profondeur, elle contiendra peu de matière organique, il conviendra de l’associer avec des matières organiques pour faire d’elle une terre végétale.

Pour en garantir la qualité, l’AFNOR a créé la norme NF 4 44-551 qui oblige entre autres choses à avoir entre 3 % et 15 % de matière organique dans la terre végétale. L’organisme analyse 2 fois par an les produits vendus dans le commerce pour vérifier la bonne application de cette norme.

Qu’est-ce que le terreau et pourquoi l’utiliser ?

Le terreau se compose de terre végétale améliorée avec du compost et quelques fois du fumier. Il est souvent appelé substrat ou support de culture auquel on ajoute différents mélanges en fonction de l’utilisation que vous souhaitez en faire. C’est pour cette raison qu’il existe plusieurs types de terreaux. Ainsi, si vous souhaitez cultiver des plantes qui ont besoin de beaucoup d’eau ou au contraire qui doivent absolument être drainées, vous ne vous tournerez pas vers le même terreau.

Il est utilisé la plupart du temps pour remplacer une terre trop pauvre en nutriments pour les cultures et aussi pour le rempotage des plantations hors-sol. Vous l’aurez compris, chaque terreau répondra à un besoin spécifique de vos plantes. Vous devrez vous renseigner au préalable pour les connaître et leur offrir le substrat le plus adapté.

Quelques exemples de terreaux

Le terreau universel est parfaitement adapté pour les cultures en terre, essentiellement pour les plantes et les arbres, mais beaucoup moins conseillé pour les plantations hors-sol. Choisissez plutôt un terreau horticole pour vos pots et jardinières. Il sera aussi parfait pour faire pousser vos légumes. Vous voulez tenter de repiquer des plantes ? Le terreau semis sera l’idéal pour accompagner le développement de vos boutures ! Vous avez besoin d’un milieu acide ? Tournez-vous vers la terre de bruyère ! Azalées, jonquilles ou encore rhododendrons vous en remercierons. Vos plantes ont des besoins particuliers ? Optez pour des terreaux spécifiques conçus spécialement pour leur bien-être.

Quelles différences entre terreau et compost ?